À quoi sert la fiche AGRI-TH-113 ?
Le dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie valorise fortement la transition thermique des exploitations agricoles, notamment à travers la fiche d'opération standardisée AGRI-TH-113. Cette bonification encourage l'abandon des combustibles fossiles au profit d'énergies renouvelables, permettant à un obligé ou à son délégataire d'accompagner financièrement les agriculteurs. Grâce à la fiche AGRI-TH-113, l'installation d'une chaudière biomasse (agri) devient un levier clé pour réduire l'empreinte carbone sectorielle.
La mise en œuvre de la fiche AGRI-TH-113 encadre strictement la transition vers une chaudière biomasse (agri) performante dans les serres et les bâtiments d'élevage. En s'alignant sur les exigences de l'arrêté ministériel, ce mécanisme permet de générer des volumes de kWh cumac proportionnels aux économies d'énergie réelles. Ce cadre technique rigoureux assure la pérennité des installations tout en maximisant l'efficacité énergétique globale de l'exploitation.
Travaux et équipements couverts par la fiche AGRI-TH-113
- Installation d'une chaudière biomasse (agri) neuve alimentée par des combustibles de type bois-énergie ou résidus agricoles.
- Intégration d'un système d'alimentation automatique du combustible pour optimiser la combustion.
- Mise en place d'un système de régulation thermique avancé pour adapter la puissance thermique aux besoins réels.
- Raccordement de l'équipement au réseau de distribution de chaleur interne du bâtiment agricole ou de la serre.
- Ajout d'un ballon de stockage thermique (ballon tampon) pour stabiliser la diffusion de la chaleur.
- Installation de dispositifs de filtration des rejets atmosphériques conformes aux normes environnementales en vigueur.
Bénéfices énergétiques et économiques de la prime AGRI-TH-113
L'adoption d'un tel équipement thermique offre des bénéfices substantiels pour le secteur agricole. En remplaçant les systèmes vétustes au fioul ou au gaz par une chaudière biomasse (agri) éligible à la fiche AGRI-TH-113, l'exploitant stabilise ses coûts de fonctionnement face à la volatilité des énergies fossiles. La valorisation de la biomasse locale réduit l'empreinte carbone de l'exploitation tout en valorisant des circuits d'approvisionnement courts. De plus, la comptabilisation en kWh cumac permet d'obtenir un financement significatif auprès des obligés du dispositif CEE, allégeant l'investissement initial sans dépendre des dispositifs résidentiels comme MaPrimeRénov'.
Cas d'usage concrets — Chaudière biomasse (agri)
Un maraîcher remplace sa chaufferie au gaz propane par une chaudière biomasse alimentée par des granulés de bois locaux. L'opération, validée sous la fiche AGRI-TH-113, sécurise la température des cultures précoces tout en générant des certificats d'économies d'énergie valorisés par un délégataire.
Une exploitation avicole installe une chaudière biomasse automatisée pour maintenir un climat interne homogène dans ses bâtiments d'élevage, réduisant drastiquement sa facture de chauffage grâce à l'utilisation de plaquettes forestières de récupération.
Exigences techniques et administratives AGRI-TH-113
- La chaudière installée doit utiliser de la biomasse ligneuse ou de la biomasse agricole comme combustible principal.
- Les travaux doivent être réalisés par un professionnel qualifié, titulaire d'une mention RGE applicable au domaine d'activité.
- L'équipement doit respecter les seuils minimaux de rendement énergétique et les limites d'émissions de polluants définis par l'arrêté.
- La puissance nominale de la chaudière doit être dimensionnée précisément selon les besoins thermiques du bâtiment agricole ou de la serre.
- La preuve de réalisation des travaux doit mentionner explicitement les caractéristiques de l'équipement ainsi que la fiche AGRI-TH-113.
- Une note de dimensionnement thermique doit être établie par un bureau d'études ou l'installateur RGE avant le début du chantier.
Erreurs à éviter pour ne pas perdre la prime AGRI-TH-113
- Dépôt d'un dossier sans qualification RGE valide de l'installateur à la date de signature du marché.
- Confusion dans le calcul du forfait de kWh cumac en omettant les surfaces réelles ou les besoins de chauffage exclusifs de l'activité agricole.
- Signature du devis avant la signature de la convention de valorisation CEE avec l'obligé ou le délégataire.
- Absence de mention du rendement énergétique de la chaudière et de ses taux d'émissions de particules sur la facture finale.
- Assimilation erronée aux critères d'éligibilité résidentiels d'autres fiches CEE comme celles liées à MaPrimeRénov'.