À quoi sert la fiche BAR-TH-107-SE ?
La fiche BAR-TH-107-SE définit le cadre réglementaire pour le déploiement d'un système appelé optimiseur de relance de chauffage collectif dans les bâtiments résidentiels. Ce dispositif s'inscrit au cœur du mécanisme des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), permettant aux acteurs qualifiés d'engager des actions de transition énergétique concrètes et encadrées par l'État.\n\nLa mise en place de la fiche BAR-TH-107-SE par un opérateur conventionné, tel qu'un obligé ou son délégataire, permet de générer des volumes de kWh cumac en fonction de la zone climatique et de la surface chauffée. L'installation de cet optimiseur de relance de chauffage collectif est une solution technique éprouvée pour réduire significativement les consommations sans altérer le confort thermique des occupants des copropriétés ou des parcs sociaux. Le respect de la fiche BAR-TH-107-SE est donc essentiel pour l'obtention des financements associés.
Travaux et équipements couverts par la fiche BAR-TH-107-SE
- La fourniture et la mise en œuvre d'un équipement d'optimisation de la relance thermique du réseau de chauffage collectif.
- L'intégration d'un outil de régulation capable de calculer la stricte quantité de chaleur nécessaire avant l'occupation des locaux.
- La mise en place de sondes de température extérieure pour ajuster en temps réel la courbe de chauffe du bâtiment.
- L'installation de capteurs de température intérieure de référence pour mesurer l'inertie réelle de la copropriété.
- La connexion du boîtier d'optimisation aux vannes de régulation et aux circulateurs de la chaufferie centrale.
- La configuration logicielle personnalisée ajustant les phases de ralenti nocturne et d'anticipation matinale.
Bénéfices énergétiques et économiques de la prime BAR-TH-107-SE
L'optimiseur de relance de chauffage collectif apporte un gain de performance énergétique majeur en supprimant les périodes de surchauffe inutiles lors de la remise en route des chaudières. En modulant la relance selon l'inertie du bâtiment et les conditions météorologiques réelles, ce système régule finement la combustion. Économiquement, cette démarche de sobriété réduit la facture énergétique globale de la copropriété, limitant ainsi les charges des ménages, y compris ceux identifiés en situation de précarité énergétique. Les économies générées se traduisent directement en kWh cumac pour l'acteur obligé, garantissant un retour sur investissement rapide de l'installation.
Cas d'usage concrets — Optimiseur de relance de chauffage collectif
Une copropriété des années 1970 subit de fortes déperditions et des variations de température importantes. L'installation d'un équipement selon les critères BAR-TH-107-SE permet d'anticiper la relance du chauffage le matin uniquement lorsque la météo l'exige, générant un volume de kWh cumac proportionnel au climat rigoureux.
Un bailleur social intègre l'optimisation de chaufferie dans un bouquet de travaux d'efficacité énergétique. En associant ce projet aux aides de l'Anah ou au parcours MaPrimeRénov', la fiche BAR-TH-107-SE valorise l'adaptation fine des températures de consigne, protégeant ainsi les locataires modestes.
Exigences techniques et administratives BAR-TH-107-SE
- L'équipement doit être installé par un professionnel qualifié, garantissant la conformité réglementaire de la pose.
- Le système doit disposer d'un calcul automatique du temps de relance en fonction de l'inertie du bâtiment et de l'extérieur.
- La présence d'au moins une sonde de mesure de la température extérieure est requise par la réglementation.
- Les relevés techniques doivent attester de la présence d'une fonction d'apprentissage automatique des caractéristiques thermiques du bâti.
- La preuve de réalisation des travaux doit désigner précisément les références et la marque de l'optimiseur installé.
- La date de la visite préalable du professionnel doit obligatoirement être mentionnée sur la facture finale.
Erreurs à éviter pour ne pas perdre la prime BAR-TH-107-SE
- Ne pas faire réaliser l'installation par un professionnel qualifié dès le départ du projet.
- Omettre de mentionner la fonction d'apprentissage automatique de l'inertie du bâtiment sur l'attestation sur l'honneur.
- Présenter des dates incohérentes entre la signature du devis, la visite préalable et la fin de chantier.
- Confondre un simple programmateur d'intervalles horaires avec un véritable optimiseur auto-adaptatif de la relance.
- Négliger le raccordement des sondes intérieures obligatoires pour le bon calcul de la dérive de température.